Virtuose incontestée de la Kora, la gambienne Sona Jobarteh sera de passage à St-Germain pour un concert exceptionnel, entre douceur et engagement, tradition et modernité. En ouverture, l'artiste-monde Siân Pottock qui explore les émotions complexes de notre époque en modifiant sa peau artistique au gré de son évolution. Ce concert vous est proposé en réalisation avec le Théâtre Alexandre Dumas.
© Rob O'Connor
Sona Jobarteh
UK / GAMBIELa Kora, une harpe d'Afrique de l'Ouest à 21 cordes, est traditionnellement jouée par des griots masculins. Sona Jobarteh a décidé de changer les règles et d’en faire un instrument féminin. Descendante d’une des plus grandes familles de griots d’Afrique de l’Ouest et initiée à cet instrument dès son plus jeune âge par les hommes de sa famille, elle est devenue la première femme musicienne professionnelle à porter haut les couleurs de cet instrument ancestral.
Également pianiste, violoncelliste, claveciniste et guitariste, remarquable chanteuse et compositrice reconnue, Sona Jobarteh est une artiste accomplie, qui a accompagné les plus grands (Toumani Diabaté, Oumou Sangaré...) avant de rencontrer le succès public et critique dès la sortie de son premier album en 2008.
Séduisant des auditoires partout dans le monde grâce à ses mélodies envoûtantes, sa voix captivante et son charisme irrésistible, Sona Jobarteh est aussi une artiste engagée : véritable mémoire vivante du peuple gambien, attachée à la transmission de son héritage tout autant qu’aux questions sociales, elle a notamment créé la Gambia Academy, une école qui permet à de nombreux enfants et adolescents d’apprendre à jouer des instruments traditionnels de la culture mandingue.
© Marina Viguier
Siân Pottok
BEL / USA / FRSiân Pottok est une artiste-monde : originaire d’Inde et du Congo par sa mère, de Slovaquie et de Belgique par son père, elle est née en Floride mais a grandi principalement entre la Belgique et New York.
Étudiante à Paris, Siân commence à se produire dans les clubs de Jazz parisiens en tant qu’artiste interprète. Puis part vivre à New York pendant 4 ans, occupant nombre de petits boulots tout en se produisant dans les clubs de Brooklyn et de Manhattan, où elle a eu la chance de chanter accompagnée de grands musiciens, tels que Richard Bona, Jon Batiste, Mike Stern, Grégoire Maret, Clarence Penn...
Son enfance, bercée par les chansons de Myriam Makeba, Hary Belafonte ou Papa Wemba, puis une rencontre décisive avec Vincent Segal et Ballaké Sissoko font alors résonner en elle un besoin de retour à L’Afrique. Le Kamele Ngoni (instrument cousin de la Kora) via sa dimension céleste et spirituelle, est devenu tant le double de sa voix que la colonne vertébrale de son métissage, le fil conducteur d’une musique où dialoguent Afrique, jazz, folk, soul, pop alternative et influences brésiliennes.

